Index des Expositions | Index of Exhibitions
LA CHOSE PUBLIQUE-ATMOSPHERES DE LA DEMOCRATIE

Une exposition au Zentrum für Kunst und Medientechnologie (Centre d'Art et Média) de Karlsruhe - A ouvert le 19 Mars 2005-jusqu'au 30 Octobre 2005.
Commissaires : Bruno Latour et Peter Weibel
Contacts :

ZKM, Karlsruhe Bade-Wurtemberg
(à une demi heure de Strasbourg)
http://makingthingspublic.zkm.de
Contact press: Andrea Buddensieg <buddensieg@zkm.de>



Voir texte de l'introduction au catalogue (en anglais)

Table des matières du catalogue (en anglais)

Bienvenue à Chosepublique
http://makingthingspublic.zkm.de
Dans cette exposition, vous êtes conviés à expérimenter la matière politique en gardant l’esprit ouvert sur ce qu’est l’objet réel de la politique. Comme vous le découvrirez tout au long de cette visite, la vie publique n’est peut-être pas tant une question d’opinion et de position qu’une certaine façon de se relier aux choses —aux choses rendues publiques.
Vous êtes invités à tracer votre chemin dans cette vaste installation d’installations dont chacune a été conçue spécifiquement pour cette manifestation. Il ne s’agit pas exactement d’une exposition d’art et pas non plus bien sûr d’une manifestation politique. C’est plutôt une assemblée d’assemblées.
Nous voudrions que vous vous posiez la question : « Sommes-nous bien représentés ? » mais en pesant simultanément trois des sens du mots représentation : en science, en art et en politique.
L’exposition est partagée en quatre zones dont chacune correspond à une question que vous êtes invités à explorer à votre guise :
-D’autres civilisations et d’autres périodes de l’histoire ont imaginé beaucoup de façons différentes de composer le corps politique. Que pouvons-nous apprendre d’elles ?
-Il y a bien d’autres formes de parlements que celles de l’espace politique proprement dit : les laboratoires, les églises, les systèmes techniques, les supermarchés, les tribunaux, les écosystèmes. Quelles sont les assemblées légitimes qui correspondent à ces assemblages officieux ?
- Les parlements officiels ne forment qu’un type d’assemblées parmi d’autres. Est-il possible de comparer leurs techniques de représentation à toutes les autres assemblées réunies dans cette manifestation ?
-Beaucoup de gens ont perdu l’espoir d’être bien représentés par les instances politiques. Après ce parcours dans les diverses techniques de représentation disponibles aujourd’hui quelles nouvelles options s’ouvrent à nous ?
Attention : au cours de la visite, vous serez entourés constamment par l’effet de vos actions sur tous les autres visiteurs passés et présents. Grâce à une œuvre numérique très innovante —le Fantôme du Public—, vous pourrez vous sentir influencés par le climat changeant et fragile des questions politiques. Le Fantôme du public : c’est vous plus l’esprit, l’atmosphère, de tous les autres.
Bonne visite dans cette Chosepublique.


Aussitôt que l’on entre dans l’exposition, on sent que quelque chose de curieux est en train de se produire : les lumières, les sons, les écrans, les cartels semblent réagir à la présence des visiteurs d’une façon invisible et pourtant palpable. C’est que vous venez d’être introduit dans l’une des conditions « climatiques » de la démocratie. Bientôt vous découvrirez que l’espace entier de l’exposition est inclus dans le FANTOME DU PUBLIC, selon l’expression de Walter Lippmann, une œuvre d’art de Michel Jaffrennou et Thierry Coduys, qui vise à donner une autre couleur à l’expérience d’implication et, pour ainsi dire, d’enveloppement politique.
Pas de doute, voici une exposition inhabituelle : conçue dans la suite d’ICONOCLASH, par les mêmes commissaires (ZKM 2002 et catalogue MIT Press), elle se donne pour but de renouveler l’idée même d’exposition en fusionnant les arts du spectacle et la notion d’installation. Elle permet de s’interroger sur la façon de penser à nouveau frais les questions politiques, et sur les moyens d’établir de nouvelles collaborations entre artistes et universitaires.
La motivation principale d’une telle entreprise est que nous nous trouvons dans une époque politiquement décourageante. C’est justement dans un moment pareil qu’il est bon de prendre un nouveau départ en faisant se rejoindre trois sens de la représentation que l’on maintient habituellement séparés : Comment représenter le peuple ? La politique. Comment représenter les objets ? La science. Comment représenter leur réunion collective ? L’art.
L’idée centrale de l’exposition est que la politique tourne d’abord autour de choses —comme l’indique d’ailleurs fort bien l’étymologie, il est vrai un peu oublié, de République (res-publica). La politique n’est pas seulement une sphère, une profession, une occupation, c’est bien plus un certain type de souci portant sur les « causes », les « affaires » dont chacune demande une forme particulière d’attention publique. Le public n’est pas donné une fois pour toutes, il ne s’agit pas du peuple souverain représenté par ses élus officiels et incarné par l’Etat. Au contraire, il faut faire émerger un public, selon les termes de John Dewey, pour chaque nouvelle « cause » ou « chose ». La question que nous voulons soulever par cette vaste installation de 2500m2 est celle-ci : « Que se passerait-il si la politique ne tournait plus autour des humains mais des états de choses controversées ? ».
C’est pourquoi l’exposition commence par une section PAS DE POLITIQUE SVP qui vous donne à voir d’autres types d’assemblées, dans bien d’autres cultures. Si la politique et la démocratie n’ont rien d’universel, le rassemblement des choses et des gens l’est probablement. Ce problème de l’assemblage et du rassemblement est au cœur des sections suivantes, LE PUZZLE DU CORPS COMPOSITE et LES IMAGES DU BON ET DU MAUVAIS GOUVERNEMENT. Arrivés à la fin de la première partie, une question commence à se poser : QUEL COSMOS POUR QUELLES COSMOPOLITIQUES ?
L’exposition prend acte de l’immense transformation qui mène DES OBJETS AUX CHOSES. En effet, il se trouve que la plus ancienne signification du mot anglais et allemand thing désigne précisément une assemblée formée par ceux qui ont en commun, si l’on peut dire, leurs nombreux désaccords. De là vient le slogan DE LA REALPOLITIK A LA DINGPOLITIK un néologisme inventé pour l’occasion. Ce changement important se reflète dans l’esthétique de l’exposition, dans la façon dont sont présentées les œuvres d’art et aussi dans l’architecture générale, physique et virtuelle. A travers tout l’espace nous essayons de comparer les attitudes modernes et, ce qu’on pourrait appeler « non modernes ».
C’est à ce moment que le visiteur est invité à entrer dans la seconde zone où est déployée L’ASSEMBLEE DES ASSEMBLEES. En la visitant, vous commencez à voir qu’il existe beaucoup d’autres types de rassemblements qui ne sont pas politiques au sens habituel, mais qui regroupent un public autour des ‘choses’ : les laboratoires scientifiques, les projets techniques, les supermarchés, les arènes financière (LA BOURSE AUSSI EST UN PARLEMENT)– les églises, les tribunaux, les questions discutées autour des ressources naturelles comme les rivières, les paysages, les animaux, la température et l’air (LES PARLEMENTS DE LA NATURE). Toutes ces formes originales de rassemblement ont inventé un ensemble de techniques de représentation qui a engendré le paysage politique réel dans lequel nous respirons, nous discutons, nous vivons, nous choisissons. De là vient la question fondamentale que nous voulons poser aux visiteurs saisis par la diversité de ces techniques de représentation : aucun doute, ce sont bien des assemblages, mais où se trouvent les assemblées qui permettent de les représenter ?
En entrant dans les sections qui forment la troisième partie de l’exposition, vous commencez à comprendre par contraste que LES PARLEMENTS AUSSI SONT DES TECHNOLOGIES COMPLEXES. Vous ne trouverez plus étrange que voter, parler, discuter et décider fassent partie d’un mécanisme compliqué et parfois obscur. Vous commencez au contraire à considérer ces procédures avec beaucoup de respect en raison de l’arrangement délicat de toutes les fragiles médiations qu’il implique. Au lieu de regarder la démocratie simplement dans la sphère officielle de la politique professionnelle, cette section attire l’attention sur la nouvelle condition permettant aux choses d’êtres rendues publiques. PAS DE MEDIATION, PAS DE REPRESENTATION.
La dernière étape logique est d’imaginer ce que pourraient devenir les assemblées représentatives si seulement elles pouvaient bénéficier de toutes les techniques de médiation considérées précédemment. C’est le moment d’entrer dans la quatrième et dernière partie de l’exposition et d’imaginer le futur de la politique en inventant UNE NOUVELLE ELOQUENCE et peut-être DE NOUVELLES PASSIONS POLITIQUES. En effet, il est devenu évident que le répertoire d’attitudes et d’émotions qui sont habituellement associées aux prises de position politiques est maintenant trop limité. Dans d’autres traditions non-occidentales, dans les anciennes philosophies politiques, dans la plupart des sciences contemporaines et des technologies, dans les nouveaux espaces du de la Toile, dans les instruments de représentation dont les Parlements ne forment qu’une minuscule partie, il existe beaucoup d’autres façons de réagir politiquement. Pourquoi ne pas essayer une « démocratie orientée-objet » ? Oui, c’est bien cela : « revenons aux choses ! »
Durant tout leur parcours, les visiteurs auront laissé derrière eux de nombreuses traces qui auront activé le FANTOME DU PUBLIC, lequel devrait avoir, en retour, laissé quelques traces sur le visiteur. Sans vous en rendre pleinement compte, vous êtes devenu l’acteur aussi bien que l’écran d’une œuvre d’art invisible qui a essayé d’incarner la nouvelle consistancce du Corps Politique. Explorer les conséquences imprévisibles et surprenantes de nos actions était la seule façon, dans les termes du grand philosophe américain John Dewey, de faire émerger un public. C’est ce que nous avons essayé avec les visiteurs de cette exposition : les rassembler et les faire participer à une « Chose » totalement nouvelle pour leur faire considérer d’un nouvel œil la représentation politique.


(traduction CG-version 02-02-05)

EXTRAIT DE L'APPEL A IDEES AUTOMNE 2002:

« La Démocratie, » pour reprendre la célèbre phrase de Churchill, « est la pire forme de gouvernement, à l'exception de toutes les autres. ». Bien sûr, ce serait tellement mieux si nous, citoyens ordinaires, nous pouvions confier nos vies à des gens plus savants et plus sages, mais ces esprits super-lucides semblent avoir disparu dans les séismes du siècle dernier, et, avec eux, le rêve d'une caste supérieure, d'une avant-garde supérieure, d'une science de l'histoire supérieure. Même la confiance en une main invisible qui assurerait la sagesse surhumaine des économies de marché semble avoir quelque peu décliné. Reste qu'il serait tellement plus simple de continuer à déléguer notre biologie, notre écologie, notre technologie à des spécialistes triés sur le volet. Malheureusement, là aussi, les sciences, qui faisaient partie de la solution, sont devenues, les unes après les autres, une partie du problème. Les objets de la science et de la technologie sont maintenant si controversés que déléguer le pouvoir aux experts ne paraît pas plus facile que de déléguer le pouvoir aux membres du Parlement. C'est ce qu'on appelle la « Crise de la Représentation. »
Où en sommes-nous ? Des aveugles doivent mener d'autres aveugles. Parfait. Au moins nous voici libérés des scénarios cauchemardesques concoctés pour notre bien par ceux qui prétendaient tout connaître. Reste que nous avons toujours besoin d'être gouvernés, qu'il nous faut quand même parvenir à un accord sur l'état controversé des affaires publiques. Bien que la crise de la représentation soit partout, en science, en droit, en éthique, en art, en politique, il faut bien la dépasser d'une manière ou d'une autre. Une autre configuration constitutionnelle est devenue nécessaire, à condition d'élargir un peu ce que nous entendons habituellement par « Constitution ». Il semble que la démocratie doive être étendue aux « choses » de la science et de la technologie, même si, là encore, c'est le pire régime qui soit —à l'exception de tous les autres.
D'habitude les questions politiques se posent dans les termes offerts par les théories de la représentation qui culminent dans l'institution du Parlement, sommet de la Constitution. Or, il existe bien d'autres techniques de représentation comme la modélisation, la simulation, la délégation, la manipulation, l'influence, l'instrumentation ou l'échantillonnage. Le social, le scientifique, le technologique, le théorique sont aujourd'hui beaucoup trop emmêlés pour que l'on puisse encore distinguer dynamique scientifique et dynamique politique. Notre exposition doit explorer des futurs possibles en comparant les procédés politiques, scientifiques et techniques au niveau pratique de leur histoire matérielle et non pas au niveau grandiose des théories de la représentation en science, en politique et en art. Par conséquent, l'invention des machines à voter nous intéressera davantage que la sublime théorie de la « volonté générale » de Rousseau ; l'arbre à palabre africain davantage que l'extension de « l'état de droit » ; les techniques de disputatio scolastiques davantage que la question générale de la laïcité ; la vision en 3D de quelque nouvel instrument scientifique davantage que la question de savoir si la science offre une représentative exacte ou non du monde.

Comme les domaines à couvrir sont immenses nous avons choisi comme principe de sélection les critères suivants :

S'agit-il d'une innovation dans les moyens de représentation ?
Se situe-t-elle à l'intersection entre formation de l'opinion et obtention de l'information?
Introduit elle une différence, même petite, dans la question de la démocratie ?
Peut-elle être exportée dans les autres domaines connexes ou, à tout le moins, rendue comparable avec les autres innovations présentées ?


En politique, nous ne nous intéresserons pas à tout le débat sur la démocratie représentative mais seulement à l'intersection des instruments de prise de parole des humains et des instruments qui permettent aux 'états de choses' d'exprimer leurs préférences.
En science, ce n'est pas toute la question épistémologique de la représentation exacte qui nous intéresse, mais seulement celle qui permet de rendre les données accessibles à un public plus large.
En art, nous ne voulons pas faire une nouvelle critique de la représentation –ce qui était d'ailleurs le thème de l'exposition "Iconoclash" au ZKM– mais chercher comment de nouvelles procédures, de nouvelles mises en formes, permettent de dramatiser différemment l'espace public pour, littéralement, le re-présenter à nouveau.
En économie, nous ne nous intéresserons pas à toute la critique du capitalisme, mais nous voulons voir comment différentes innovations dans des domaines très pratiques comme la comptabilité, l'évaluation des coûts, le planning, le business plan, la banque, le vote des budgets, le goût, etc...pourraient créer de petites mais de très cruciales différences dans la représentation collective des valeurs et des biens.
En droit, nous ne nous intéresserons pas à l'histoire de la constitution dans son ensemble, mais seulement à l'intersection des questions légales et des questions de représentation des « sans voix ».
En religion, nous ne nous intéresserons pas à la question immense de la sécularisation ou des fondamentalismes, mais à la façon dont des solutions ont été trouvées pour faire cohabiter les religions.
En communication, particulièrement le web, nous ne voulons pas passer en revue tous les rêves de cyberpolitique, mais nous intéresser seulement aux innovations qui fournissent de nouvelles représentations de l'espace public en situation d'information controversée.

Nous présenterons l'histoire et l'anthropologie des mécanismes inventés pour rendre les choses publiquement visibles. Nous ferons bien sûr de notre mieux pour proposer aux visiteurs les sites moins connus. Cependant, même en revisitant des sites traditionnels –comme l'agora d'Athènes, le « Althing » islandais, le « Pallazzo della Ragione » de Padoue, le nouveau Reichstag de Berlin, aussi bien que l'Académie Royale des Sciences, les cabinets de curiosité, la bourse, le protocole de Tokyo etc... – nous essaierons à chaque fois de mettre en évidence les nouvelles interprétations qui ont été fournies de ces lieux communs.


Comme on le voit, il s'agit d'ajouter aux préoccupations de la démocratie la question des sciences et des techniques, tout en lui enlevant l'illusion d'une connaissance surhumaine. Comment faire ? En comparant les mécanismes, les petits artifices, les solutions habiles qui ont permis de se rassembler autour d'affaires controversées. Prises en elles-mêmes, aucune de ces procédures, ne paraît prometteuse, mais prises toutes ensemble, elles peuvent mener à une certaine maîtrise de la crise de la représentation. Demandez aux mal-voyants l'importance qu'à pour eux la petite invention d'une simple canne blanche. S'il n'y a pas d'alternative –et il n'y a pas d'alternative– il faut chérir chaque petite invention qui permet aux citoyens ordinaires —à nous tous— de voir un peu plus loin et un plus vite. Quand les lampes aveuglantes des Lumières se sont finalement éteintes, la plus petite torche offre une source précieuse d'éclairage.

Deux références intellectuelles peuvent être utiles pour saisir l'étendue et l'ambition de l'exposition. La première est la magnifique ambiguïté du mot « chose » qui, dans toutes les langues européennes, signifie étymologiquement à la fois « l'objet », ce qui réside en dehors de la subjectivité humaine et des conflits, et « l'assemblée réunie autour d'un débat quasi-politique et judiciaire ». On pourrait dire pour simplifier que, pendant quelques siècles, il fut possible de distinguer radicalement, d'une part, les objets en dehors du monde social qu'on laissait aux experts, et, d'autre part, les assemblées politiques qui se spécialisaient dans les valeurs et les passions humaines. Maintenant, les « choses » des sciences et des techniques sont de retour là où elles auraient dû toujours demeurer: à l'intérieur d'un processus politique toujours à réinventer. Les « choses », au sens savant et technique, sont redevenues des « causes », au sens juridique, éthique et artistique. Dans le mot République, on l'avait un peu oublié, il y a le mot res. Mais si nous bénéficions d'une longue histoire commune pour la représentation démocratique des sujets humains, nous n'avons pas encore d'idées précises sur la représentation de ces nouveaux « forums hybrides », de ces nouveaux « parlements des choses ».
La seconde référence est à John Dewey qui a posé la question essentielle dans son livre « Le public et ses problèmes »: le public pour Dewey n'est pas la volonté générale qui se forme d'un coup par la conversion soudaine des citoyens à l'altruisme ou par la confiance faite à la sagesse des experts. Le public est constitué par ce qui affecte tout le monde mais que personne ne connaît –surtout pas les experts– puisque les causes et les conséquences inattendues de leur action collective sont précisément inattendues. Pour devenir visibles à nos yeux, les connections inattendues doivent être lentement explorées, éprouvées et fréquemment représentées à travers une myriade de petites inventions et de petits artifices. On peut trouver ces assemblages trop modestes et trop communs, mais assembler et comparer ces procédures semble être la seule voie possible si nous souhaitons continuer les Lumières sans bénéficier pour autant du puissant éclairage d'un savoir supérieur.
Notre but est de participer, de manière modeste et matérielle, à l'écriture d'une Constitution efficace pour l'Europe, en entendant par ce mot non seulement la question habituelle de la démocratie représentative mais l'organisation systématique de toutes les autres formes de représentations.

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